Les enjeux des GFF et de la gestion forestiĂšre

par | 2 Mai 2022 | Agroécologie, Aucune, Finance responsable

FEVE a reçu dans le cadre d’un webinaire Max Senange, co-fondateur de Cerf Vert (Groupement Foncier Forestier Ă©cologique et participatif) pour nous exposer les enjeux de la forĂȘt en France. Max nous a Ă©galement prĂ©sentĂ© la dĂ©marche de Cerf Vert, qui a pour objectif d’acheter des forĂȘts et de les exploiter de maniĂšre durable.

À l’origine de cette rencontre : le constat que l’action de Cerf Vert a des grandes similitudes avec ce que nous proposons chez Fermes En ViE, notamment une approche de production durable et responsable, ainsi que la volontĂ© d’implication forte des citoyens, par le financement du foncier ou le soutien Ă  une filiĂšre responsable.

Cette prĂ©sentation m’a ouvert les yeux sur le vaste sujet de la gestion forestiĂšre et ses nombreux enjeux. La forĂȘt est immense, magnifique et pleine de vie. Ceux et celles qui ont la chance de profiter de la fraĂźcheur des sous-bois pour se promener, observer la faune sauvage, ou ramasser des chĂątaignes ou des champignons, connaissent dĂ©jĂ  la richesse qu’elle reprĂ©sente et le bien-ĂȘtre qu’elle peut nous procurer. Mais derriĂšre ce sujet se cachent encore bien d’autres questions : Ă  qui appartiennent les forĂȘts, comment sont-elles gĂ©rĂ©es et exploitĂ©es, comment garantir que ces Ă©cosystĂšmes incroyables soient prĂ©servĂ©s ?

A l’heure oĂč l’on parle d’un bouleversement potentiel de l’équilibre de la forĂȘt amazonienne, sachant l’importance qu’elle revĂȘt dans le cycle de l’eau, le stockage de CO2, et la biodiversitĂ© incroyable qu’elle abrite, se questionner sur l’avenir de nos forĂȘts semble incontournable. Et pourquoi ne pas (s’)investir dans leur prĂ©servation pour aller plus loin ? Voici donc une synthĂšse de ce que cette intervention instructive m’a appris, augmentĂ©e de recherches complĂ©mentaires personnelles pour creuser certains sujets prĂ©cis. Il ne s’agit donc pas d’une restitution exacte du webinaire. Pour ceux qui souhaitent consulter le replay du webinaire, vous le trouverez sur ce lien. 

Si notre prĂ©cĂ©dent article sur les groupements fonciers forestiers (GFF) abordait le “comment investir dans un GFF”, celui-ci est davantage tournĂ© vers le “pourquoi investir”.

Terres agricoles, forĂȘts
 Pourquoi placer votre Ă©pargne dans des projets de foncier naturel durable ?

Restauration et protection de la biodiversitĂ©, gestion responsable de notre patrimoine naturel, transformations nĂ©cessaires pour rĂ©sister face au changement climatique
 Autant de sujets qui sont valables Ă  la fois pour les forĂȘts et les exploitations agricoles, et qui nĂ©cessitent une prise de conscience du plus grand nombre aux enjeux de ces Ă©cosystĂšmes indispensables Ă  notre qualitĂ© de vie.

Au sommaire…

  1. La forĂȘt en France, une richesse gĂ©rĂ©e depuis l’AntiquitĂ©

  2. Les enjeux de la gestion forestiĂšre
  3. Les problématiques actuelles de la gestion forestiÚre
  4. Pourquoi investir dans un GFF ? 

La forĂȘt en France, une richesse gĂ©rĂ©e depuis l’AntiquitĂ©

 

Les richesses de la forĂȘt

En France, la forĂȘt est Ă  la base d’une chaĂźne de valeur Ă©cologique, Ă©conomique et sociale importante

  • 17 milliards d’hectares de forĂȘt, 31% du territoire ;
  • 4e pays d’Europe en surface de forĂȘt ;
  • 190 essences d’arbres diffĂ©rentes (dont le chĂȘne, le hĂȘtre, le pin et l’Ă©picĂ©a parmi les principales).

La forĂȘt rend de nombreux services Ă©cosystĂ©miques essentiels :

  • la rĂ©gulation du climat ;
  • la qualitĂ© de l’eau et de l’air (la forĂȘt jouant un rĂŽle de filtre naturel) ;
  • des rĂ©servoirs de biodiversitĂ© ;
  • la qualitĂ© des sols ;
  • l’activitĂ© Ă©conomique directe (Aujourd’hui filiĂšre forĂȘt/bois et transfo du bois reprĂ©sente prĂšs de 440 000 emplois sur le territoire) ;
  • des lieux de loisirs et de tourisme (dĂ©veloppement Ă©conomique indirect).

Historique de la gestion forestiĂšre en France

La gestion forestiĂšre, et plus globalement l’impact de l’homme sur les forĂȘts en France mĂ©tropolitaine, remonte Ă  bien longtemps. DĂšs l’époque gallo-romaine, on crĂ©e les premiers cadastres et des plans de dĂ©frichements pour construire les rĂ©seaux de routes romaines notamment.

Pendant la pĂ©riode du Moyen Âge, la surface boisĂ©e diminue avec une tendance rĂ©guliĂšre, car la croissance dĂ©mographique implique d’augmenter la production alimentaire, et donc de dĂ©fricher pour avoir plus de parcelles agricoles, mais aussi de prĂ©lever plus de bois de chauffage.
Le dĂ©but de la gestion forestiĂšre institutionnelle date de Philippe Le Bel en 1291 avec la crĂ©ation de l’administration des Eaux et ForĂȘts, mais pendant longtemps les forĂȘts françaises restent encore surexploitĂ©es sans aucune rĂ©glementation.
Un premier “code forestier” est instaurĂ© par Philippe VI de Valois en 1346, face au constat que les rĂ©serves de bois diminuent fortement, en raison de la croissance dĂ©mographique. Par une ordonnance de 1349, Philippe de Valois donne Ă  des forestiers la mission de garantir la durabilitĂ© et la soutenabilitĂ© de l’exploitation forestiĂšre.

De 1600 Ă  1800, la diminution de la superficie des forĂȘts s’accĂ©lĂšre avec les besoins croissants de dĂ©veloppement : le bois est Ă  la fois combustible, matĂ©riau de construction pour les bĂątiments mais aussi pour les navires marchands et militaires

MalgrĂ© une ordonnance datant de 1669 rĂ©digĂ©e sous l’impulsion de Colbert, visant Ă  assurer la pĂ©rennitĂ© de l’activitĂ© sylvicole en protĂ©geant et en restaurant les ressources forestiĂšres, la forĂȘt française atteint son minimum historique en superficie aprĂšs cette pĂ©riode d’exploitation croissante, Ă  l’aube de la rĂ©volution industrielle.
Au cours du XIXe siĂšcle, la mise en place d’un nouveau Code Forestier (1827), la transition vers l’usage du charbon et le recul des surfaces d’exploitation agricole expliquent l’inversion de la tendance. Depuis, le stock de bois de la forĂȘt française mĂ©tropolitaine a doublĂ©. Elle reprĂ©sente dĂ©sormais prĂšs de 31 % du territoire et continue de s’accroĂźtre par expansion naturelle.

On voit donc que la gestion forestiÚre est intimement liée au rythme économique et social.

Source : http://foret.chambaran.free.fr/index.php?page=historique qui cite Sylvain Godin (Quelques Ă©lements d’histoire forestiĂšre, 1996), Jacqueline Dumoullin (La protection du sol forestier, 1986) et Benoit Boutefeux (L’amĂ©nagement forestier en France, 2005).

La variĂ©tĂ© des forĂȘts en France

La rĂ©partition des forĂȘts sur le territoire est variĂ©e en surfaces et en espĂšces. Elles sont composĂ©es Ă  71% de feuillus et 29% de rĂ©sineux.
On trouve davantage de forĂȘts en montagne, en milieu accidentĂ© oĂč il est difficile de faire de l’exploitation agricole.
Selon les rĂ©gions, on trouve Ă©galement plutĂŽt des forĂȘts monospĂ©cifiques (1 espĂšce majoritaire) ou des forĂȘts avec de plus grandes diversitĂ©s d’essences.
L’introduction de nouvelles essences sur le territoire a d’abord Ă©tĂ© liĂ©e Ă  des objectifs d’ornements ou scientifiques, lors des retours de naturalistes et de voyageurs partis dans d’autres rĂ©gions du monde.
Puis plus tard on a introduit des espÚces nouvelles pour reboiser avec des essences qui se sont trÚs bien adaptées.
Les essences dont le volume croĂźt le plus en France aujourd’hui sont d’abord les chĂȘnes nobles (pĂ©donculĂ©, sessile) qui sont indigĂšnes, et en 2e position le pin douglas, importĂ© d’AmĂ©rique du Nord dans les annĂ©es 60 pour ses propriĂ©tĂ©s de construction.

Les enjeux de la gestion forestiĂšre

 

Le changement climatique

La forĂȘt peut ĂȘtre un outil de lutte, un bouclier, mais elle est Ă©galement trĂšs fragile et peut souffrir fortement d’un changement trop rapide. Les Ă©cosystĂšmes mettent du temps Ă  s’adapter, et certaines essences en subissent dĂ©jĂ  les effets. Par exemple, le hĂȘtre et le chĂȘne pĂ©donculĂ© sont trĂšs sensibles Ă  la hausse des tempĂ©ratures et des Ă©tudes sont en cours pour prĂ©voir le remplacement progressif par des essences plus rĂ©sistantes, menĂ©es notamment par l’ONF (Office National des ForĂȘts).

Le stockage de CO2

La forĂȘt française reprĂ©senterait 2,6 milliards de tonnes de CO2 stockĂ©es, et 80 Millions de tonnes de CO2 supplĂ©mentaires sont absorbĂ©es par la forĂȘt chaque annĂ©e (augmentation de la surface forestiĂšre : la forĂȘt grandit, le volume de bois est plus important donc davantage de CO2 stockĂ© chaque annĂ©e sous forme de bois/biomasse)

Le maintien de la biodiversité

80% de la biodiversitĂ© terrestre vit en forĂȘt (estimation au niveau mondial, voir rapport FAO – Global Forest Resources Assessment 2020).

En effet, la plupart des forĂȘts forment des Ă©cosystĂšmes plus divers que d’autres types de milieux naturels (arbres, plantes, animaux, insectes, champignons et tous les microorganismes vivant dans les milieux forestiers
). Il faut considĂ©rer cette biodiversitĂ© Ă  plusieurs niveaux : Ă©cosystĂšmes, paysages, espĂšces, populations et variĂ©tĂ©s gĂ©nĂ©tiques de tous ces ĂȘtres vivants, dont les interactions complexes permettent une adaptation aux Ă©volutions de conditions environnementales.

Et pourtant la déforestation et les dégradations des milieux forestiers sauvages se poursuivent à une vitesse inquiétante, contribuant de façon significative à la perte de biodiversité au niveau mondial.

La gestion durable en alternative à la gestion industrialisée

La gestion industrialisĂ©e consiste Ă  faire de la plantation d’arbres sur une parcelle et Ă  rĂ©colter toute la parcelle environ 40 annĂ©es aprĂšs (selon les espĂšces bien sĂ»r). On dĂ©truit donc toute la forĂȘt d’un coup sur cette parcelle.
La prise de conscience de plus en plus forte de l’intĂ©rĂȘt de maintenir des Ă©cosystĂšmes forestiers soutient le dĂ©veloppement d’une gestion plus durable de la forĂȘt, c’est-Ă -dire de couper des arbres dans une logique d’entretien et de prĂ©servation. Ne pas faire de coupes rases permet donc Ă  un Ă©cosystĂšme de se construire sur le long terme dans la forĂȘt ainsi gĂ©rĂ©e.

À la date d’Ă©criture de cet article (mars 2022) ces sujets se retrouvent dans l’actualitĂ© trĂšs rĂ©cente. Le dernier rapport du GIEC mentionne les impacts et la vulnĂ©rabilitĂ© des Ă©cosystĂšmes, les pistes d’action notamment sur la biodiversitĂ© et le vivant, dont les forĂȘts. On y retrouve une mise en garde de l’accroissement des feux de forĂȘts partout dans le monde. (sĂ©cheresses des sols, fragilisation de la biomasse). Les grands incendies de forĂȘts liĂ©s aux sĂ©cheresses successives sont d’autant plus inquiĂ©tants qu’ils libĂšrent le CO2 stockĂ© par la biomasse forestiĂšre. Miser sur la plantation d’arbres pour stocker du CO2 est-il toujours une bonne stratĂ©gie ? Cela ne doit pas se faire n’importe comment.

Il est donc important de diversifier les essences et d’avoir une gestion plus durable des forĂȘts, afin de dĂ©velopper la rĂ©silience du milieu forestier.

Les assises de la forĂȘt se sont Ă©galement dĂ©roulĂ©es au mois de mars 2022, et s’il reste des sujets soumis Ă  discussion, 2 points font consensus parmi les participants :

  • les forĂȘts diversifiĂ©es sont plus rĂ©silientes, il faut donc encourager le dĂ©veloppement de forĂȘts plus riches et diversifiĂ©es ;
  • il faut aller vers un usage moins mono-activitĂ© de la forĂȘt, ne pas la voir uniquement comme un lieu de production industrielle du secteur du bois (voir Ă©galement les attraits touristiques, les rĂ©servoirs de biodiversité ).

Les problématiques de la gestion forestiÚre

 

Le morcellement des parcelles, un énorme enjeu de la gestion forestiÚre française

75% de la surface de forĂȘt est privĂ©e* et dĂ©tenue par 3,3M de propriĂ©taires (prĂ©cision : “forĂȘt privĂ©e” ne veut pas dire interdite au public, mais dĂ©tenue et gĂ©rĂ©e de façon privĂ©e). Les autres 25% sont dĂ©tenus par l’État (forĂȘts domaniales) ou les collectivitĂ©s locales, et sont gĂ©rĂ©s par l’ONF.

Qui sont ces propriétaires privés ?

  • de petits propriĂ©taires (+ de 2 milliards ont moins de 4 ha de forĂȘt) des familles, des groupements forestiers (succession en indivision). Des personnes plutĂŽt ĂągĂ©es qui ont hĂ©ritĂ© de leurs forĂȘts, ou qui ont dĂ©cidĂ© pour constituer un patrimoine d’investir dans la forĂȘt ;
  • quelques industriels (groupe Dreyfus, Lactalis, Dassault, etc.) qui ont investi pour avoir un placement de long terme (plusieurs milliers d’hectares chacun) ;
  • des banques, des assurances pour avoir des placements sĂ»rs, de parfois plusieurs centaines d’hectares.

Un grand nombre de propriétaires possÚde donc des parcelles trÚs petites (moins de 4ha), souvent divisées et re-divisées au fil des successions.
Aujourd’hui on met en place des chartes forestiĂšres pour une meilleure gestion des forĂȘts, sur certaines communes, dans les parcs rĂ©gionaux, mais ces politiques sont non contraignantes, pas de rĂ©glementation qui interdise les coupes rases par exemple.

Le prix du foncier selon les zones géographiques

Le prix de l’hectare de forĂȘt varie Ă©normĂ©ment sur le territoire, selon les circonstances et l’emplacement. Par exemple :

  • Une forĂȘt de montagne, difficilement accessible avec peu de possibilitĂ© d’exploitation : 1000€/ha ;
  • Une forĂȘt en monoculture (pin douglas) facile Ă  atteindre et Ă  exploiter, proche d’une ville :
    15 000 à 20 000€ /ha.

L’estimation moyenne se situe aux alentours de 3500 Ă  4000€, pouvant varier selon la qualitĂ© du sol et le peuplement (volume, type de bois, quantitĂ© et qualitĂ©) ;

Une option possible dans les zones de prix Ă©levĂ©s : racheter une parcelle suite Ă  une coupe rase. En effet, la parcelle sera beaucoup moins chĂšre du fait de l’absence de “stock” de bois valorisĂ©. Cela permettrait alors de pouvoir replanter de façon diversifiĂ©e. Un propriĂ©taire forestier qui a fait une coupe rase a une obligation de replanter. CoĂ»t de replantation estimĂ© : 4000 Ă  6000€/ha (source : the-forest-time.com).

 Pourquoi investir dans un GFF ?

Il existe des GFF portés par des motivations diverses :

  • volontĂ© de mobilisation et de protection : par exemple dans le Morvan, oĂč des zones de forĂȘts ont Ă©tĂ© remplacĂ©es par des parcelles de plantation d’arbres suite Ă  des coupes rases, des citoyens s’engagent et investissent dans des forĂȘts pour les prĂ©server ;
  • volontĂ© d’investissement : pas forcĂ©ment d’objectif de faire de la gestion durable sur l’ensemble de la parcelle. Cela peut ĂȘtre un produit financier avant tout, avec une promesse de rentabilitĂ© liĂ©e Ă  l’exploitation du bois.

Avant d’investir dans un groupement foncier forestier il faut donc savoir pour quelle raison/motivation on le fait, ce qu’on cherche et ce que l’on veut Ă©ventuellement dĂ©fendre avec son Ă©pargne.

Si votre motivation est celle de la sauvegarde il existe de nombreuses solutions pour prĂ©server la forĂȘt. Quelques exemples :

  • ASPAS (association pour la protection des animaux sauvages) : l’association a pour objet d’agir pour la protection de la faune et la flore, la rĂ©habilitation des animaux sauvages et la prĂ©servation des milieux naturels en gĂ©nĂ©ral. Elle met en place des “RĂ©serves de Vie Sauvage”, des espaces naturels prĂ©servĂ©s de certaines activitĂ©s humaines jugĂ©es nĂ©gatives pour la faune, la flore et les Ă©cosystĂšmes (chasse, pĂȘche, cueillette, camping, etc.).
  • Association Francis HallĂ© : Ă  l’initiative du botaniste Francis HallĂ©, cette association agit pour la crĂ©ation d’un vaste espace de dimension europĂ©enne et de grande superficie – environ 70 000 hectares – dans lequel une forĂȘt intacte Ă©voluera de façon autonome, renouvelant et dĂ©veloppant sa faune et sa flore sans aucune intervention humaine, et cela sur une pĂ©riode de plusieurs siĂšcles. Il s’agit de reconstituer une forĂȘt primaire de grande ampleur en Europe de l’Ouest. (dĂ©finition du Larousse : forĂȘt vierge ou forĂȘt primaire, formation ayant Ă©voluĂ© sans aucune intervention humaine.) Il n’y aurait plus (ou presque ? Source : centre-sciences.org/ressources/ou-peut-trouver-une-foret-primaire-en-france ) de forĂȘt primaire en France mĂ©tropolitaine et l’objectif est d’en recrĂ©er une au niveau europĂ©en.
  • Cerf Vert : investir dans un GFF ayant une approche citoyenne, une gestion forestiĂšre et une activitĂ© d’exploitation durable. 
Faire croitre son Ă©pargne

Les principes de Cerf Vert

Une gestion respectueuse du vivant :

  • limiter l’impact au sol lors de la rĂ©colte du bois (tracer des pistes de dĂ©bardage, le tracteur qui vient sortir les grumes ne passant ainsi que sur un seul chemin) ;
  • favoriser la diversitĂ© des essences, et donc tous les Ă©cosystĂšmes associĂ©s (deux essences d’arbres diffĂ©rentes ne vont pas favoriser le dĂ©veloppement des mĂȘmes types d’insectes, champignons, etc
).

Une sylviculture raisonnée :

  • les choix de gestion et de rĂ©colte sont avant tout motivĂ©s par la recherche de qualitĂ© de la forĂȘt ;
  • on ne coupe pas un arbre sur commande, mais parce qu’on fait de la place/ de la lumiĂšre, qui peut ĂȘtre bĂ©nĂ©fique sur cette zone ;
  • on laisse du bois mort dans la forĂȘt (jusqu’Ă  15/20%) ce qui permet encore de dĂ©velopper des Ă©cosystĂšmes et de favoriser la biodiversitĂ©.

Un projet ancré dans le territoire et participatif :

  • l’objectif est de crĂ©er des branches locales, avec des associĂ©s qui dĂ©veloppent le rĂ©seau localement, avec d’autres associations locales partenaires ;
  • participative : les associĂ©s locaux vont visiter la parcelle, et participent au choix de gestion, ainsi qu’aux inventaires forestiers ou de biodiversitĂ©.

Qui a Ă©crit cet article ?

Andréa Capus

Magicienne de La Grange chez FEVE

AprĂšs un Master  en Commerce International, et de longues annĂ©es passĂ©es dans diverses industries, Andrea a choisi de mettre son Ă©nergie au service de l’agroĂ©cologie chez Fermes En ViE.
Une bonne partie de son temps chez FEVE est consacrĂ© au dĂ©veloppement de La Grange pour faciliter l’installation de futur-es agriculteurs et agricultrices. De temps en temps elle prend la plume pour enrichir le blog de FEVE !

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