La Charte agro-Ă©cologique de Fermes En ViE

DĂ©marche agronomique
Dimension sociale
Dynamique sociétale

La mission de Fermes en Vie est d’accĂ©lĂ©rer la transition agro-Ă©cologique. FEVE accompagne des agriculteurs et agricultrices dans leur installation et le dĂ©ploiement d’une agriculture productive :

  • Respectueuse des ressources et de leur renouvellement, assurant l’avenir des prochaines gĂ©nĂ©rations ;
  • Inscrite de manière durable dans le territoire et y exprimant pleinement son rĂ´le structurant ;
  • Produisant une alimentation saine et accessible Ă  tous.

La Charte suivante explicite les engagements que prennent les personnes s’installant sur nos fermes pour atteindre ces objectifs. Elle est systĂ©matiquement signĂ©e Ă  chaque installation sur une Fève. Elle est organisĂ©e en trois parties, indissociables et complĂ©mentaires, autour des enjeux agronomiques, sociaux et sociĂ©taux de la transition agro-Ă©cologique.

Une démarche agronomique

Préservation des sols

L’entretien, ou la restauration, de la fertilité biologique, physique et chimique des sols est fondamental. Cela passe à minima par :

  • Une couverture maximale des sols ;
  • Un allongement et une diversification des rotations ;
  • Un travail mĂ©canique des sols minimal ;
  • Une association culture-Ă©levage, avec prĂ©sence d’au moins une espèce herbivore afin de valoriser au mieux la biomasse et faciliter le bouclage des cycles.

 

Limitation des intrants de synthèse

Les modes de production adoptés doivent permettre la suppression des intrants de synthèse dans la conduite des fermes. À ce titre, les signataires s’engagent à respecter le cahier des charges de l’agriculture biologique dans un délai raisonnable, et ne pouvant dépasser 5 ans à compter de la signature de la Charte.

Diversification

La diversité des espèces cultivées et élevées est essentielle pour maintenir la bonne santé de l’écosystème sur la ferme. Les signataires cherchent donc à :

  • Diversifier les assolements et les types d’élevage ;
  • Associer plusieurs espèces/variĂ©tĂ©s au sein d’un mĂŞme assolement ;
  • Associer cultures pĂ©rennes et cultures annuelles ;
  • Cultiver/Ă©lever des espèces rustiques et/ou patrimoniales (maintien de la diversitĂ© gĂ©nĂ©tique).

 

Adaptation au terroir

Les signataires privilégient les espèces bien adaptées au terroir, aux conditions climatiques locales et à leur évolution, afin de minimiser les interventions et apports extérieurs pour maintenir la bonne santé des cultures/des élevages.

 

Bien-ĂŞtre animal

Les signataires respectent les besoins physiologiques et comportementaux des animaux élevés. Ils leur évitent toutes souffrances inutiles, se préoccupent de leur confort et portent une attention particulière à leur alimentation. Les signataires adoptent une approche préventive de la santé des cheptels sans traitement systématique. Les modes de production sont extensifs et privilégient le plein air.

 

Gestion de la biodiversité

Le maintien de la biodiversité est essentiel à la bonne santé des écosystèmes dont l’agriculture dépend. Chaque ferme se donne un objectif d’au moins 10% de sa surface dédiée aux infrastructures agroécologiques hébergeant cette biodiversité (haies, bois, parcelles agroforestières, mares et cours d’eau, etc.).

 

Gestion de l’eau

L’eau est une ressource de plus en plus critique. Les signataires cherchent donc à en maximiser la captation (haies, couverts permanents, travail des sols réduit, etc.), le stockage (taux de matière organique dans les sols, etc.), à en limiter la consommation (espèces adaptées, moyens techniques appropriés, etc.) et en préserver la qualité (épuration écologique, respect des chargements, maîtrise des épandages, etc.).

 

Approche circulaire

Chaque déchet produit par un atelier doit, dans la mesure du possible, pouvoir être utilisé comme intrant pour un autre atelier sur la ferme, ou à défaut sur une autre exploitation localement. La ferme doit tendre à supprimer la production de tous déchets ultimes (non recyclables).

Une dimension sociale

dIndépendance

Les signataires sont autonomes en termes de gestion et de prise de décision. Ils limitent leur dépendance aux approvisionnements et services extérieurs, en particulier s’ils ne sont pas locaux et/ou issus de ressources non renouvelables.

Gouvernance

Les signataires définissent de manière collective, le mode de gouvernance de leur ferme. Ils sont particulièrement attentifs aux relations humaines et se font accompagner par des tiers quand cela est nécessaire.

Travail, capital et revenus

Chaque signataire est responsable de la gestion de son ou ses ateliers sur la ferme. Pour les activités communes, les signataires définissent de manière collective la répartition du travail, du capital et des revenus qui en découlent. La transformation à la ferme et la maîtrise des circuits de commercialisation sont des outils à privilégier afin d’atteindre un niveau de revenu décent et équitable pour tous les travailleurs.

Partage des connaissances

Les connaissances, savoirs-faire et expériences sont largement partagés par les signataires (collaboration, formation, etc.) au-delà du périmètre de la ferme. A cette fin, les signataires s’engagent dans la mesure du possible à enregistrer et diffuser les informations permettant de mesurer et communiquer les impacts agro-écologiques, sociaux et économiques de leur ferme.

Une transmission facilitée

Les Signataires pensent à la transmissibilité de leur exploitation afin d’y maintenir une activité agricole pérenne. L’organisation de la ferme et sa structuration juridique permettent ainsi l’arrivée de nouveaux porteurs de projets et le départ d’exploitants en place dans de bonnes conditions.

Une dynamique sociétale

Un impact environnemental fort

Le mode d’agriculture défendu par les signataires doit contribuer de manière forte et visible aux enjeux environnementaux. Leurs fermes permettent ainsi de préserver les ressources et en particulier elles :

  • Contribuent Ă  la captation du CO2 et son stockage dans la matière organique des sols et des cultures pĂ©rennes ;
  • Limitent le recours aux Ă©nergies fossiles, sous toutes leurs formes, et privilĂ©gier les alternatives renouvelables ;
  • Limitent le recours aux matĂ©riaux non recyclables/non renouvelables ;
  • Agissent sur les consĂ©quences indirectes de leurs activitĂ©s. Les investissements, en particulier en termes de matĂ©riels et de bâtiments, tiennent ainsi compte des enjeux environnementaux : bâtiments Ă©co-construits, machines plus Ă©conomes en Ă©nergie, etc.

 

Une intégration au territoire

Les signataires travaillent en priorité avec les acteurs de l’écosystème local. Ils privilégient les achats et la commercialisation en circuits courts et la diversification des modes d’approvisionnement et de vente avec une juste rémunération des parties prenantes. Cela favorise le maintien d’une économie locale dynamique et un accès à des produits de qualité aux populations environnantes.

Une alimentation de qualité

Les signataires accordent le plus grand niveau d’attention à la qualité de leurs produits, de la production dans les champs jusqu’à la commercialisation, en passant par les processus de transformation.

Un rĂ´le patrimonial

L’agriculture façonne les paysages. Les signataires intègrent cela dans leurs réflexions sur l’aménagement de leur ferme. Ils sont attentifs à l’impact visuel de leur activité et entretiennent les infrastructures ayant un intérêt esthétique et/ou culturel.

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