
Pour financer ma ferme, j'ai combiné FEVE, la Banque Populaire, La Nef et Miimosa. Un système alternatif qui m'a permis de concrétiser mon projet.
Loire-Atlantique (44) - Pays de la Loire
84,91 hectares acquis par FEVE
Grandes cultures
Non

J’ai toujours été dans le milieu agricole. J’avais démarré en travaillant en ferme, puis j’ai repris mes études pour faire un BTS. Je suis allé vers la vente et c’est là que j’ai commencé à travailler sur la partie bio en travaillant pour l’UFAB. J’étais dans le Finistère et j’avais deux métiers : j’avais ma ferme céréalière BIO de 130 hectares et j’avais une société avec laquelle je distribuais des semences aux agriculteurs BIO. Ça fait déjà plus de 20 ans que je travaille dans la BIO. Avec les deux activités, c’était devenu très dur, je n’avais plus de vie, il y avait trop de choses à gérer en parallèle. Aujourd’hui, j'ai envie de retrouver un équilibre et de travailler comme j’ai envie. Après 11 ans, j’ai décidé d’arrêter mon entreprise de semences et de lancer un nouveau projet en mars 2022. J’avais envie de changer de région, je voulais m’installer dans le 44. Dans mon projet d’installation et pour vivre de mon métier, il me fallait une ferme relativement importante, c’est pour ça que j’ai choisi la Ferme de Reguyon. Je cherchais une ferme laitière, car souvent, elles ont déjà beaucoup de prairies et cela facilite les rotations pour les céréales. Quand j’ai commencé à chercher, il y avait 27 fermes à vendre, c’était énorme ! Malgré la région qui est très dynamique, la taille des exploitations et le financement font que c’est de plus en plus difficile de reprendre. Finalement, j’ai trouvé l’annonce via une agence immobilière et j’ai lancé les démarches. Ça s’est très bien passé avec les cédants et j’ai pu valider mon projet.
C’est par ma société de semence que je connaissais FEVE. J’en avais entendu parler dans le Finistère, car pour de l’installation de jeunes qui veulent se lancer notamment en BIO, c’est une solution de financement connue.
Quand on travaille avec de bons partenaires, il n’y a pas de problème. Je travaille avec des meuniers et aujourd’hui c’est moi qui fixe le prix. Je leur vends des hectares et non pas des tonnages, ce qui permet de soulager la pression sur la quantité à fournir. Ce qui est important, c'est de produire ce dont les gens ont besoin. Je discute avec les meuneries et on construit la production en fonction de leurs besoins. Quand, je discute avec eux en amont, ils me disent qu’ils ont besoin de 8 à 10 hectares d’épeautre, de blé noir etc. Et j’organise mes cultures en fonction. Que le rendement soit à 20 quintaux ou à 30, il me prend l’intégralité. Sur le marché en général, le conventionnel est en train de monter en termes de prix et de rattraper le BIO. À prix équivalent, les gens iront plutôt vers du BIO et cela sera bénéfique pour la filière.
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Agricultrice installée sur la ferme de La Modeste

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