
À Mourmelon-le-Petit, dans la Marne, Hugo s’est installé en septembre 2024, à 22 ans, sur la ferme familiale en grandes cultures, cultivée par sa famille depuis 1624 et conduite en agriculture biologique depuis 2018. Formé à l’ESA d’Angers, il a d’abord été salarié de l’exploitation avant d’en prendre la direction. Il y conduit une rotation de onze cultures, du blé à la luzerne, sur des sols couverts neuf à dix mois par an et fertilisés uniquement au compost. Une large part des céréales et protéagineux est produite sous contrat de semences avec la coopérative Vivescia. Depuis son installation, Hugo a planté plus de trois kilomètres de haies doubles pour protéger ses parcelles et redonner des abris à la faune. Une partie des terres qu’il cultive appartenait à un groupement foncier familial, et l’un de ses membres a souhaité vendre. Pour les garder, Hugo aurait dû s’endetter alors qu’il venait de reprendre le matériel et les parts de l’exploitation. FEVE les a acquises pour lui éviter cette charge au démarrage, avec la possibilité de les racheter à terme.
Grâce à FEVE, je n’ai plus le remboursement des terres à porter, et mes comptes sont meilleurs que prévu.
Marne (51), Grand-Est
36,5 hectares acquis par FEVE sur 125 hectares au total
Grandes cultures
Non

J’ai 24 ans et je me suis installé en septembre 2024, après des études à l’ESA d’Angers et un an comme salarié sur la ferme. Elle est en bio depuis 2018. À l’époque, mon père voulait se diversifier, il pensait aux moutons, mais il ne voulait pas nous imposer un élevage à ma sœur et moi alors qu’on ne savait pas encore ce qu’on voulait faire. Il a commencé par le bio. Aujourd’hui, je cultive onze cultures différentes : des céréales, des oléoprotéagineux, un peu de betterave et de la luzerne.
Je suis multiplicateur de semences pour ma coopérative : à peu près 60 % de mes céréales et oléoprotéagineux partent en semence, ce qui est mieux valorisé. En fertilisation, j’utilise uniquement du compost. On a réduit le travail du sol et réinstauré des couverts, nos sols restent couverts neuf à dix mois par an. J’ai aussi planté environ trois kilomètres de haies doubles, avec une bande enherbée. Elles protègent du vent, limitent la dérive des traitements des voisins et redonnent de la place à la faune, parce que dans la Marne, il n’y a plus beaucoup d’arbres. Et je continue à me former chaque année avec Bio Grand Est.
Une partie des terres que je cultive appartenait à notre groupement foncier familial. Le montant des fermages ne couvrait pas les remboursements, donc les deux premières années, je devais compléter moi-même. Ce n’était pas viable, il fallait prendre une décision. On a cherché une solution pour refinancer ces terres, et on est arrivés à FEVE par la SAFER et un ami commun. Sans ces remboursements, mon prévisionnel est meilleur que prévu. L’idée, c’est de pouvoir racheter les terres d’ici quatre ou cinq ans.
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